Jonathan Doncourt
rôle de Castel


Note d'intention

C'est lors d'une rencontre sur les chemins de la vie que j'ai croisé Ozan TèA. Par une journée grise, d'automne, lorsque le soleil vous dit bonsoir, à plus tard, et que, insidieusement, sans faire de bruit, le toit de notre capitale se coiffe de son chapeau gris qui ne la quittera plus de longs mois.
Autour d'un verre, nous échangeâmes quelques propos sur le monde du football, comme ça, et ce qui aurait dû sans doute rester une rencontre impromptue devint au fil du temps une habitude, liée au fait que nous étions coutumier de l'endroit. Plus tard, je découvrais qu'Ozan TèA était impliqué, corps et âme, dans le théâtre, le cinéma, la littérature et passionné par l'auteur russe Tchernychevski sur lequel il travaille depuis de longues années, d'arrache-pied. Pareil à un artisan infatigable, le projet Que Faire entre ses mains évoluait, prenait corps. Un jour, comme ça, je lui dis : " C'est dur , n'est-ce pas lorsque l'argent fait défaut." Il me répondit avec un calme olympien : " Je suis devant une colline, j'ai pour seul outil une aiguille pour y creuser un tunnel. Ce tunnel, je vais, je dois le construire !".
Je compris que cet homme suivait le chemin de son oeuvre, la poussait, peut-être même fondait-il en elle. Par ailleurs, son regardsur le concept artistique me plaisait. Je relisais une seconde fois son ouvrage intitulé "Notes de travail sur la conceptualisation de l'art spectural pour le projet Que Faire", tout était passé au crible, le moindre détail, à tous les niveaux : le dialogue, la structure, la mise en scène, la lumière, la scénographie, le jeu, la voix, la musique et j'en passe, et je m'en excuse, car le théâtre m'est si peu familier, pour ne pas dire inconnu.
Quelle ne fût donc pas ma surprise lorsqu'un soir il me proposa de faire partie du projet Que Faire.

 

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